Au premier abord, le travail de Dorothée Pery semble hétéroclite. Les structures végétales constituent le motif central de ses compositions. On y trouve des représentations de plantes caricaturées avec des fleurs, des grenouilles aux connotations humaines, ainsi que des paysages enfantins. Dans ce chaos soigneusement équilibré, le regard oscille constamment entre l'ensemble et le détail sans toutefois délaisser la densité et la dynamique de l'oeuvre.
Dorothée Pery développe des formes mixtes et combinatoires entre peinture, dessin et découpage et crée ainsi un langage tout à fait personnel qu'elle transpose dans des dessins muraux grand format et des peintures sur panneaux. Soulignés par la lumière noire, les découpages et les lignes incisées se mêlent à l'ambiance dans laquelle l'oeuvre plonge le public. Les espaces fictifs et rééls se fondent l'un dans l'autre de manière homogène. Dorothée Pery concentre son attention sur des détails de la vie quotidienne pour créer des scènes aux couleurs vives qui captent la nature de façon fragmentaire mais toujours porteuse d'espoir. La narration est fragmentée au niveau du cadrage même de l'image. Dorothée Pery détourne le familier, inverse les rôles, joue sur des motifs ambigus. Elle zappe l'idée de la grenouille domestiquée et asexuée. Ses modèles sont à la fois objet et sujet érotiques. Si elle puise le matériau de son imagerie dans la nature, l'artiste utilise aussi le regard masculin comme une forme de prise de pouvoir de la femme en (re)présentant un univers où les femmes / grenouilles prennent conscience de leur potentiel sexuel.
Dorothée Pery décrit un univers de rêves, de visions et de mythes du quotidien :
"j'utilise mes souvenirs et mon imagination pour créer des intérieurs qui ne se rattachent pas nécessairement à une histoire réelle".
En se référant au monde de l'enfance, Dorothée Pery transforme et raconte avec naïveté sa propre perception des choses et emmène le spectateur vers une autre histoire dédiée au monde végétal et à ses stars. Sorte de version acidulée d'un monde chaotique, à moins que ce ne soit notre propre histoire...
Dorothée Pery développe des formes mixtes et combinatoires entre peinture, dessin et découpage et crée ainsi un langage tout à fait personnel qu'elle transpose dans des dessins muraux grand format et des peintures sur panneaux. Soulignés par la lumière noire, les découpages et les lignes incisées se mêlent à l'ambiance dans laquelle l'oeuvre plonge le public. Les espaces fictifs et rééls se fondent l'un dans l'autre de manière homogène. Dorothée Pery concentre son attention sur des détails de la vie quotidienne pour créer des scènes aux couleurs vives qui captent la nature de façon fragmentaire mais toujours porteuse d'espoir. La narration est fragmentée au niveau du cadrage même de l'image. Dorothée Pery détourne le familier, inverse les rôles, joue sur des motifs ambigus. Elle zappe l'idée de la grenouille domestiquée et asexuée. Ses modèles sont à la fois objet et sujet érotiques. Si elle puise le matériau de son imagerie dans la nature, l'artiste utilise aussi le regard masculin comme une forme de prise de pouvoir de la femme en (re)présentant un univers où les femmes / grenouilles prennent conscience de leur potentiel sexuel.
Dorothée Pery décrit un univers de rêves, de visions et de mythes du quotidien :
"j'utilise mes souvenirs et mon imagination pour créer des intérieurs qui ne se rattachent pas nécessairement à une histoire réelle".
En se référant au monde de l'enfance, Dorothée Pery transforme et raconte avec naïveté sa propre perception des choses et emmène le spectateur vers une autre histoire dédiée au monde végétal et à ses stars. Sorte de version acidulée d'un monde chaotique, à moins que ce ne soit notre propre histoire...
Michel Karpowicz




