Sans paillette mais avec néons s'il vous plaît...

Sans paillette mais avec néons s'il vous plaît...
Au premier abord, le travail de Dorothée Pery semble hétéroclite. Les structures végétales constituent le motif central de ses compositions. On y trouve des représentations de plantes caricaturées avec des fleurs, des grenouilles aux connotations humaines, ainsi que des paysages enfantins. Dans ce chaos soigneusement équilibré, le regard oscille constamment entre l'ensemble et le détail sans toutefois délaisser la densité et la dynamique de l'oeuvre.

Dorothée Pery développe des formes mixtes et combinatoires entre peinture, dessin et découpage et crée ainsi un langage tout à fait personnel qu'elle transpose dans des dessins muraux grand format et des peintures sur panneaux. Soulignés par la lumière noire, les découpages et les lignes incisées se mêlent à l'ambiance dans laquelle l'oeuvre plonge le public. Les espaces fictifs et rééls se fondent l'un dans l'autre de manière homogène. Dorothée Pery concentre son attention sur des détails de la vie quotidienne pour créer des scènes aux couleurs vives qui captent la nature de façon fragmentaire mais toujours porteuse d'espoir. La narration est fragmentée au niveau du cadrage même de l'image. Dorothée Pery détourne le familier, inverse les rôles, joue sur des motifs ambigus. Elle zappe l'idée de la grenouille domestiquée et asexuée. Ses modèles sont à la fois objet et sujet érotiques. Si elle puise le matériau de son imagerie dans la nature, l'artiste utilise aussi le regard masculin comme une forme de prise de pouvoir de la femme en (re)présentant un univers où les femmes / grenouilles prennent conscience de leur potentiel sexuel.
Dorothée Pery décrit un univers de rêves, de visions et de mythes du quotidien :
"j'utilise mes souvenirs et mon imagination pour créer des intérieurs qui ne se rattachent pas nécessairement à une histoire réelle".
En se référant au monde de l'enfance, Dorothée Pery transforme et raconte avec naïveté sa propre perception des choses et emmène le spectateur vers une autre histoire dédiée au monde végétal et à ses stars. Sorte de version acidulée d'un monde chaotique, à moins que ce ne soit notre propre histoire...
Michel Karpowicz
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# Posté le lundi 24 septembre 2007 05:38

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 13:35

travaux en cours

travaux en cours

# Posté le jeudi 14 juin 2007 18:25

Modifié le jeudi 14 juin 2007 18:41

vue d'atelier

vue d'atelier
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# Posté le jeudi 14 juin 2007 18:15

projet de fresque pour le foyer de vie d'Auberchicourt (59)

projet de fresque pour le foyer de vie d'Auberchicourt (59)
"Flirt avec la mort"
Le mexique aime flirter avec la mort et la caricature en exposant avec provocation ses "muertitas". Au mexique la mort n'est pas tabou, on en parle, on en rit, on s'en moque, puis on en pleure.
Au moment de la fête nationale des morts le 2 novembre, la mort est fêtée, on croque des têtes de mort en sucre ou en chocolat. Le "pain des morts" est partagé en famille sur les tombes et les enfants font danser les figurines de papier mâché représentant des squelettes.
Pour cette fresque, j'ai voulu indiquer que la mort est en nous et que nous ne faisons que de flirter avec elle.[
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# Posté le jeudi 17 mai 2007 10:17

Modifié le lundi 24 septembre 2007 06:16

Fluorescence (ma démarche artistique)

Fluorescence (ma démarche artistique)
Mon travail représente la perception que j'ai de l'espace et du temps. Il s'organise à partir des phénomènes physiques du rayonnement (le néon) et autour d'une dynamique spatiale (le découpage).

Mes installations sont composées de motifs découpés avec un cutter ce qui permet à la lumière noire (néons) d'apparaître sous la forme de végétaux.
C'est un jeu différé de la lumière : la peinture fluorescente absorbe le rayonnement du néon et l'émet à nouveau avec une longueur d'onde plus grande.
La lumière qui est habituellement utilisée pour éclairer, illuminer l'oeuvre, obtient la solidité d'une subsatnce grâce aux découpages. La lumière s'impose en tant que telle, elle n'est plus prétexte à, elle devient matériau. Ordinairement invisible elle est rendue visible.

Les découpages du carton nous donnent à voir un souvenir persistant, une poétique liée à l'élément naturel. Les différentes couches de papier découpé renvoient à des souvenirs lointains, qui semblent effacés par le temps...

# Posté le jeudi 17 mai 2007 04:52

Modifié le lundi 24 septembre 2007 10:30